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Affichage des articles du juillet, 2015

MEDIUM LES JOURS DE PLUIE / MARGUERITE BEAUX, GRAZIA


MEDIUM LES JOURS DE PLUIE MATHIEU HENON, LE MEDIATEASER

Medium Les Jours De Pluie Home




Après Harold, Louis-Stéphane Ulysse vient de publier Médium les jours de pluie, toujours aux éditions du Serpent à Plumes.
Le personnage principal, Schoulberg, est un agent artistique d’une maison de disques. A force de n’entendre que de mauvais artistes, il craque et par la suite quitte la France pour aller tenir compagnie à son oncle en fin de vie à Los Angeles.
Là, une autre vie l’attend, faite de rencontres toutes hautes en couleurs parmi lesquelles se mélangent personnages existants ou ayant existé et de fiction. Et lorsque l’auteur fait apparaître à Schoulberg le défunt Lux Interior, c’est le début d’une aventure inattendue.
Au fil de l’histoire, vous ferez une plongée dans le rock des années 70 notamment, la musique est ici très présente, tout comme Los Angeles qui est un personnage à part entière.
Médium un jour de pluie est un livre qui vous propose un voyage temporel et sensoriel entre fiction et réalité, avec toujours le style vif et accrocheur de Louis-Stéphane Ulysse.
Médium les jours de pluie de Louis-Stéphane Ulysse, Editions Le Serpent à Plumes, 367 pages,20€.


source : http://www.lemediateaseur.fr/2015/07/25/chronique-medium-les-jours-de-pluie/



MEDIUM LES JOURS DE PLUIE / LEBONBON.FR, TARA LENNART

Médium les Jours de pluie Louis-Stéphane Ulysse Un médiocre agent artistique part aux états-Unis et se retrouve médium à L.A. Loufoque, vous avez dit loufoque ? Entre rock et fantastique, entre humour et tendresse, le nouveau roman de LSU se lit d’une traite, une bande-son d’enfer dans les oreilles, comme on regarde un bon film. Il n’y a pas beaucoup d’écrivains comme ça en France… Montez le son, c’est parti pour près de 400 pages pied au plancher avec les Cramps sur vos épaules. — éditions Le Serpent à Plumes

source : https://www.lebonbon.fr/night/les-mots-de-minuit-2/


MEDIUM LES JOURS DE PLUIE / MANU QUAAZOR / YOUTUBE


MEDIUM LES JOURS DE PLUIE INTERVIEW / TARA LENNART / BOOKALICIOUS





[INTERVIEW] Louis-Stéphane Ulysse : Charles Trénet, Chantal Goya et les Cramps


Après le reportage sur Le Serpent à Plumes et la chronique de Médium les Jours de Pluie, BooKalicious continue son exploration rock et littéraire du mon de Louis-Stéphane Ulysse et de son très bon et beau nouveau roman. Nous avons gardé le meilleur pour la fin : son interview !
louis-stéphane ulysse 07/15

Votre premier roman était sombre et glauque, le dernier est lumineux et touchant. Votre état d’esprit se retrouve-t-il dans vos écrits ? 

Oui, pas forcément là où on croit l’avoir placé, mais inconsciemment on laisse forcément passer des trucs… Mais on peut le dire de n’importe quelle personne qui essaye d’écrire, qu’il s’agisse de fiction ou non. L’écriture, c’est un peu le combat des deux mains de Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur avec « haine » et « amour », « fiction » et « réalité »… Ce qui est vrai, ce qui ne l’est pas, et ce qui finît par l’être. Il y a sûrement une part personnelle plus évidente dans Médium. En tout cas, quand j’ai commencé à corriger le texte, j’avais du mal à me relire parce qu’il y avait le sentiment d’être présent trop en « vrai », mais en même temps je devais l’assumer parce que ça apportait aussi du sens au texte. Il y a une phrase de Selby que j’aime bien : « Il ne s’agît pas de chercher les ténèbres, il faut trouver la lumière aussi. »

Comment définiriez-vous cette histoire de médium et de rock star ? 

Très basiquement, c’est l’histoire de quelqu’un d’une cinquantaine d’années qui écrit et qui interroge l’histoire d’un couple qui n’existe plus, pour trouver des réponses à l’histoire de son propre couple qui ne va plus exister. Je ne crois pas que Lux Interior se soit jamais envisagé comme une rock star. C’est plus un quelqu’un d’intègre qui va jusqu’au bout – jusqu’à l’épuisement – de l’univers qu’il s’est construit pour se protéger d’un monde réel dans lequel il ne trouve pas sa place, ou dans lequel il n’a pas envie de trouver sa place. Et Ivy, par amour, rentre dans le jeu. C’est Bonnie and Clyde ou le couple de Gun crazy en plus positif, mais c’est le même refus de se laisser dicter sa vie par les autres. Ils luttent contre le monde réel avec leur imaginaire et leur innocence, en refusant, en apparence en tout cas, de passer par la case « cérébrale». Ils essayent de redistribuer les cartes à leur façon, pour « enchanter » le réel, pour le meilleur, là où des personnages du roman, comme Schaltzner ou Muhulu, le font pour le pire… Mais, dans les deux cas, la démarche part du même endroit.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire à partir de personnes célèbres et iconiques ? 

Un matin, je me suis juste réveillé avec le You got good taste des Cramps, en tête. Ça ressemblait à un cri de guerre joyeux. J’étais en pleine promo de mon précédent roman, Harold, et ça ne se passait pas bien… J’avais vu les Cramps au début des années 80 et j’étais passé à autre chose, au point d’être très loin de cet univers là… Sans prévenir, cette chanson est devenue une sorte d’antidote à un quotidien pas très cool. J’ai été regarder sur Youtube pour voir le groupe mais vraiment « comme ça », juste pour me rappeler à quoi ça pouvait ressembler, exactement comme quelqu’un qui va voir Chantal Goya et ses lapins roses avec des Bécassines, rien d’autre. Presque 30 ans étaient passés, les Cramps avaient changé et mon regard sur eux avait changé aussi. C’est cette modification de perception, ce temps passé sans m’en apercevoir, qui m’ont troublé et intrigué, avec tous les « pourquoi », les « comment »… Mais je suis rentré dans l’univers des Cramps sans vraiment chercher à le faire. Je n’avais pas cherché un rapport particulier à la célébrité, puisque je venais de le faire avec Hitchcock et Tippi Hedren dans Harold.

La musique est omniprésente dans ce roman, écrivez-vous en écoutant de la musique ? 

Quand j’écris, j’ai besoin de me faire ma propre musique dans ma tête. Je ne pense pas à l’écriture, puisque elle est déjà « naturellement » là comme outil, c’est un peu ma voie ferrée. Ce qui va compter c’est le convoi, avec sa motrice et l’ordre des wagons derrière, et tout ça doit bouger dans un certain sens, avec un paysage autour. Donc c’est avant tout une ligne rythmique avec la mélodie qui en découle d’un côté, et les couleurs, les lumières, les espaces de l’autre.

Quel était le premier concert qui vous a marqué ? 

Là, je dirais Charles Trenet tout en sachant que je dirais peut-être un autre nom demain ou dans un mois… Je devais avoir 8 ou 9 ans et ma mère m’y avait traîné de force. J’avais le sentiment de voir un truc de gens très vieux, comme des gouters obligés chez une vieille dame de la famille qu’on ne connait pas bien, avec des biscuits pas très frais sorties d’une vieille boite en fer… Vraiment, un truc engoncé et étouffant… Après le concert, ma mère m’a emmené dans la loge de Trenet, et là c’était terrifiant… J’ai le souvenir d’un géant avec des cheveux de feu et des yeux de porcelaine… J’ai redécouvert Trenet, ou plutôt je l’ai vraiment découvert au début des années 2000, et aujourd’hui je considère sa musique comme un médicament.

Le dernier  ? 

Je vis au fond de la Laconie, juste au dessus de la Crête. Lorsque je suis arrivé dans mon village, c’était durant les fêtes religieuses d’août qui sont très importantes pour les Grecs. Il y a un repas auquel participe tout le village, avec un orchestre qui commence en début de soirée et s’arrête vers 5 heures du matin. Tout le monde danse et doit rentrer dans le cercle à un moment ou un autre ; il y a un mouchoir qui se passe, se transmet, et il n’y a à cet instant plus de notion de catégories sociales, de vieux ou de jeunes, l’identité se place ailleurs, et ça donne un résultat assez bouleversant quand on n’est pas habitué. C’était sans doute renforcé par le contexte de crise… Je suis resté une partie de la nuit complètement scotché par les rythmes de l’orchestre. Il y avait tout ce mélange – Turc, Arabe, Klezmer, Italie du sud -, j’étais seul, loin de tout, ne comprenant pas un mot de quoi que ce soit, mais je me sentais vraiment chez moi ou plus exactement « en moi ».
Pensez-vous que, comme le clamait Manson à la fin des années 90, le rock soit mort ? 

Généralement les gens qui annoncent ce genre de trucs, n’annoncent rien d’autre que leur propre mort. La forme se démode, laisse place à d’autres formes qui reviennent vers la forme initiale en la nourrissant, mais le fond est globalement le même depuis le début, en gros : « qu’est ce qu’on fait là, pourquoi et comment. » L’appellation « rock » est une définition qui vient des grosses radios « FM » dans les années 80, c’est une donnée commerciale, rien d’autre ; pour moi Kurt Weill est plus rock que Téléphone ; c’est le mot « musique » qui compte : la place, la fonction qu’elle a dans nos vies. Selon George Steiner, il y a des exemples de tribus, de groupes d’individus, sans écriture, mais il n’y en a jamais eu sans musique.
Quelle est votre chanson préférée des Cramps ? 

C’est difficile parce que leur musique est basée sur un système de références insoupçonnable quand on commence à les écouter. Ils ont fait tout un boulot sur la mémoire populaire dans un pays qui ne fonctionne pas vraiment comme ça. Même en Europe, le défrichage d’un Breton, ou d’un Dubuffet, paraît tout d’un coup un peu étriqué en comparaison, parce qu’il n’y a pas cette générosité, cette absence totale de calcul. A leur façon, les Cramps ont probablement changé ma vie, en tout cas ma vie a changé pendant l’écriture du roman. Je dirais quand même que, pour l’énergie, il y a donc Good taste… Je ne parle pas de l’importance musicale du morceau dans leur répertoire, juste du plaisir du moment. Et puis il y a Kizmiaz. Pour moi, c’est vraiment leur couple dans son quotidien, son essence… Je pense que ça vient plus de Poison Ivy, ce côté fantaisie féminine avec l’air de ne pas y toucher, ça n’a rien à voir avec le reste de leur répertoire et c’est la seule fois où ils chantent en duo. En gros ça parle d’un pays très lointain, probablement entre Samarkand et Bagdad. D’après la chanson, on y accède en tapis volant, en côtoyant des flamands roses et en regardant des océans fluorescents. Accessoirement, écrit autrement, la traduction de Kizmiaz serait quelque chose comme Parle à mon cul… Parle à mon cul et laisse moi dans mes rêves

MEDIUM LES JOURS DE PLUIE / TARA LENNART


[CHRONIQUE] Médium les Jours de Pluie de Louis-Stéphane Ulysse


En 2009, je saluais d’un modeste « RIP Lux Interior » sur mon profil Facebook la disparition d’une des icônes d’une adolescence anachronique. J’aurais aimé être jeune plus tôt. Vivre les années 80 et le Palace, découvrir le bruit artistique de groupes créatifs et loufoques. Mais je suis née à la fin de cette ère. Désormais, les médiocres BB Brunes se sont emparés du mythe et ont osé l’attaquer à coups de jeux de mots destinés à faire rougir des gamines ignorantes sous leur frange Dessange. Soupir de lassitude. Rock, es-tu donc bien mort en 1999 sous les hurlements du dernier prêtre de la décadence, Marilyn Manson ?
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A en croire ce roman, il semblerait que si le rock souffre d’un cruel manque de souffle nouveau, il existe encore des médiums assez alertes pour le faire revenir d’entre les morts et beugler à la face du monde, comme au bon vieux temps. Louis-Stéphane Ulysse en est un, à l’image de son héros improbable, Schoulberg. Ancien producteur musical, Schoulberg s’exile aux Etats-Unis après une sorte de tentative de suicide qui lui fait voyager de « l’autre côté » et lui confère de fait une aura mystique. D’abord aussi médium qu’une poule peut danser le cha cha cha, il se contente d’escroquer quelques riches américains séduites par son exotisme frenchie. Jusqu’à ce que, par hasard, un jour de pluie, il entre vraiment en contact avec le fameux et décédé Lux Interior, qui lui, cherche à parler à l’amour de sa vie, Poison Ivy Rorschach. Voilà pour le pitch, en dire plus serait sacrilège inutile.
Il y a du rock, du fantastique, du sarcastique, du loufoque dans ce roman hommage aux Cramps (quoi VOUS ne connaissez pas les Cramps ? Sachez que c’est mal), bien sûr, mais à la musique en général. A la musique et à l’amour. D’ici je devine les sourcils se hausser. De l’amour dans un livre rock, ladies and gentlemen ? Parfaitement. Et c’est une des forces de ce roman fluide, qui se lit comme une course poursuite tarantinesque, boosté par la bande son infernale qui se révèle au fil des chapitres. Louis-Stéphane Ulysse raconte une histoire, plusieurs histoires, même, d’amour. De différentes formes d’amour, du plus pur au plus malsain, de l’amical au sentimental. Et tout ceci sans la moindre niaiserie. Il se dégage même une tendresse profonde des différentes parties du livre, jusqu’à la fin, où l’on rencontre le narrateur, un journaliste volontairement exilé au fin fond , type blessé par la vie et à fleur de peau qui se livre sans faux-semblants.
Keith Richards a dit un jour « the rock is easy but the roll is something else ». Evidemment, il a raison, car Keith a toujours raison. Il se trouve que Louis-Stéphane Ulysse a bien retenu l’adage et réussit un livre rock and roll sans fausse note *
*ndlr : cette pirouette digne de Philippe Manoeuvre était incontournable, nous nous en excusons.

MEDIUM LES JOURS DE PLUIE / L'ACTUALITE LITTERAIRE


SOIREE LIBRAIRIE DE PARIS / BOOKALICIOUS



Reportage littéraire : Le Serpent à Plumes


Cette fois-ci ça se passait un jeudi ! Plus précisément : Jeudi 25 Juin à la librairie de Paris, 7 place de Clichy, s’est déroulé la rencontre avec la maison d’édition Serpent à Plumes. Matou, reporter rock et littéraire vous raconte, pour inaugurer cette petite session consacrée au Serpent à Plumes et à Louis-Stéphane Ulysse.
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Cette rencontre, c’est à la fois un rappel pour certains et une découverte pour d’autres. Le Serpent à Plumes, késako ? 
Revue littéraire fondée par Pierre Astier en 1988, elle devient maison d’édition en 1993. Suite à des difficultés financières, elle est rachetée par les éditions du Rocher, elles-mêmes rachetées par les éditions Privat (groupe Fabre) puis revendue aux éditions Desclée de Brouwer… Bon dans tout ça, Pierre Bisiou (ancien directeur de la collection Motifs du Serpent ) et Xavier Belrose ( ancien directeur commercial) se retrouvent et ont la bonté même la beauté de relancer la maison d’édition pour laquelle ils se sont investis au départ.
Et ça démarre sur les chapeaux de roues avec la sortie de quatre titres en avril et mai 2015 :
  • Sous l’aile du corbeau de Trevor Ferguson,
  • La végétarienne de Han Kang,
  • Le lutteur de My Seddik Rabbaj,
  • Médium les jours de pluie de Louis-Stéphane Ulysse.
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Point commun : les couvertures pimpantes du graphiste Rémi Pépin qui a «  tout de suite compris l’esprit de la maison ». Ne vous méprenez pas sur ce renouveau, la maison garde le même esprit et présente toujours un panel d’auteurs de cultures différentes, et tout ceci avec un esprit underground / contre-culture s’il-vous-plait.
Hey mais Louis Stéphane Ulysse, aka LSU est présent parlons-en !
En fouillant dans les anciens contrats, Pierre et Xavier ont retrouvé LSU, qui avait publié « Harold ». Après ces retrouvailles, LSU leur a envoyé un manuscrit auquel il travaillait depuis des années et le tour est joué. Résultat : un beau livre et une couverture d’un rouge pétant. C’est « Médium les Jours de Pluie » .
Pour l’histoire, il s’agit d’un personnage principal Schoulberg qui ne se reconnaît plus dans l’époque dans laquelle il vit. C’est après une tentative de suicide, qu’il décide de repartir de zéro en se passant pour un médium aux Etats Unis. Jusqu’au jour où il rentre en contact avec le chanteur décédé des Cramps Lux Interior (hé ouais …), démarre alors les péripéties d’un ménage à trois avec la femme du chanteur Poison Ivy.
Ça sonne loufoque peut-être mais ce livre c’est le retour d’une époque révolue et il nous amène à des réflexions sur le désir ( pour soi / en couple) et le rapport entre la chair / l’esprit (que reste-t-il lorsque l’on meurt ?).

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Allez surprise, on nous annonce une collection polar sous le nom de « serpent noir » pour 2016 !
Tout en suivant la logique de la maison, cette collection proposera des polars du réel. Le réel ce n’est pas toujours sexy, mais ces polars s’intègrent parfaitement dans la société et politique actuelle. La matière, elle, provient des faits d’hiver et ensuite la fiction prend le dessus. En exclu, les thèmes des deux sorties prévues en 2016 sont : un voyou attrapé la veille des élections présidentielles soudoyé par un des candidats à la présidence et l’histoire d’un voleur de truffe dans un village où les agriculteurs ont la gâchette facile…
Ce n’est pas fini, vous souhaitez (re)découvrir les anciens manuscrits de la maison ?  C’est possible grâce au numérique et la collaboration avec la maison d’éditions E-Fractions. Actuellement, vous pouvez retrouver plus de 23 titres de « e-plumes »  dont « Harold » de LSU.
Principe : vous achetez la « carte postale » du livre chez votre libraire préféré qui vous fournit un code. Rentrez ce code sur le site puis téléchargez le livre tant désiré en choisissant le format approprié. Même votre mamie y arrive, on l’a vue faire.
Entre les couvertures colorées, de la (bonne) littérature du monde, bientôt une collection de polar et des livres numériques, le renouveau du Serpent à Plumes s’annonce décoiffant.
Ça vous donne l’eau à la bouche ? C’est par ICI, chers Bookalikers : bonnes lectures !





RADIO EVASION / EMISSION DES POLARS ET DES NOTES

Des Polars et des Notes, spécial 12

Publié le 30 juin 2015 par admin
Des Polars et des Notes #12
DERRIÈRE LES MIROIRS, LES FANTÔMES DES VÉRITÉS…
Méfions-nous des apparences, des vérités certifiées conformes, rien n’est jamais sûr dans les romans noirs, du couloir de la mort, des sommets de la finance, ou même après le décès, quelques révélations peuvent encore venir troubler un jeu qui semblait terminé.
Des livres un peu dingues pour ce numéro, les Olympiades du pognon et un voyage au pays des morts du rock et du blues, la technique du papillon de nuit et une jeune italienne embarquée dans le dangereux tourbillon de l’Afrique de la fin du siècle dernier…
Des vies posthumes ou en cours avec leurs lots de misère, d’injustice, d’exaltation, d’implication ou de rapacité, un bon panorama des polars et autres romans noirs du moment, des idées pour lire pendant vos vacances.
Beaucoup de rock côté musique, les histoires sont sauvages et puissantes, il faut une bande-son idoine pour les accompagner
AU SOMMAIRE CE MOIS-CI :
LIVRES ET INTERVIEWS
Médium les jours de pluie – Louis-Stéphane Ulysse – Le Serpent à Plumes : un agent artistique français, las de prendre en charge des morveux pistonnés, part à Los Angeles et s’y taille une solide réputation de médium. Voyage paranormal au pays des morts du rock et du blues. Un livre inclassable mais diablement passionnant.
Interview « coup de coeur » : Pascal Thiriet – Au Nom du Fric – Jigal Polar : Hercule, sentant sa fin venir ne veut surtout pas partager son pognon, il organise donc une compétition entre ses deux fils où le vainqueur héritera de la totalité de son immense fortune. Trafics, intimidations, manipulations, coups bas et tordus, tout est permis dans ce polar très drôle mais, en y réfléchissant, glaçant.
Papillon de Nuit – R.J. Ellory – Sonatine + : histoire d’une amitié en noir et blanc qui se termine dans le couloir de la mort, rythmée par les à-coups tragiques de la société américaine des années 60, les assassinats de JFK, Martin Luther King, Bobby Kennedy, le Vietnam, la ségrégation raciale…Le premier roman de R.J. Ellory publié et remis au jour par cette nouvelle collection Sonatine +.