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Affichage des articles du mars, 2014

LA FONDATION POPA / ABE BOOKS

Price: US$ 86.75 ... Wawawawa !!! 86 DOLS, quand même ! ... Mais ça va dans la poche de qui ? C'est ma grande chance d'auteur : une partie de mes romans ont été publiées par des structures qui n'existent plus ou des éditeurs qui sont plus là... C'que c'est de vouloir aider les jeunes quand même... Mais ça va dans la poche de qui bordel ??? 




HAROLD / PROJET DE BOOKLET POUR LES LIBRAIRES

Initialement prévue pour Janvier 2011, la sortie de Harold fut avancée à août 2010. C'est durant la période un peu agitée des corrections en juin, que Nathalie Fiszman a eu l'idée d'un  booklet destiné aux libraires. Il s'agissait d'une trentaine de pages comportant extraits du roman, courts textes inédits, et photos des personnages ayant réellement existé. La maquette était très classieuse mais, faute de budget, le projet fut abandonné... Il peut être consulté librement en PDF en suivant ce lien : https://drive.google.com/file/d/0B5ewl3SNZKFMc1NtNlR6cEYyUmM/edit?usp=sharing

En prime ci-dessous, extrait d'un mail avec les fautes d'origine, proposant des modifs...




Chère Nathalie...

...Donc, je commence :


Page 1: (extrait)

Le but du jeu était de transformer la femme parfaite, l'icône, et de la défigurer par étape, sans doute en se disant qu'une fois ainsi blessée, mutilée, on pourrait accéder plus facilement à son âme et à ses secrets… Mais les choses ne se passèrent pas vraiment comme ça.


Page 2 (extrait)

Garnett n’avait pas menti. Elle était dans la lumière. À contre-jour, le soleil la découpait de la façon la plus parfaite. Mais à l’inverse des autres héroïnes façonnées par Alfred Hitchcock, il y avait également en elle une quotidienneté qui, loin de la desservir, lui donnait une féminité plus charnelle. 

photo Hitch ? (new)

Quelque soit l'heure de la journée, Hitch supportait mal que l'objet de toute ses attentions, puisse redevenir simplement "humain", même le temps d'un petit déjeuner ou d'une simple tasse de thé.

ou extrait :


Il resta un long moment devant la volière. Chase ne savait pas trop quoi faire. Et plus les minutes s'écoulèrent, plus Hitch donnait l'impression de vouloir percer un secret. Les volatiles, derrière leurs grilles, avaient quelque chose à lui dire, et Hitch aurait pu rester encore une heure comme ça, à attendre. Peut-être qu'il pensait qu'un jour ou l'autre les oiseaux changeraient la règle du jeu en prenant la place des humains.


Page 3 (extrait bidouillé)

Alors Berwick demanda aux personnes de s'éloigner à l'autre bout de la pièce et il commença à faire son étrange numéro avec ses corbeaux. Quelques semaines plus tard, c'est Harold qui décida de faire un numéro de son invention au près de Tippi : il ne la quitterait plus jamais. Quoi qu'elle fasse, il resterait sur son épaule. 

Pages 5, 6 pour photo du formosa (extrait) :

Amber Chilton, qui par la suite sera considéré comme l’équivalent littéraire de ce que représentait Ed Wood junior pour cinéma, écrivit un jour :« Je crois qu’il n’y a pas d’autre endroit à L.A. comme le Formosa, qui ressemble autant à L.A. Le soir, on n’y trouve pas que des Juifs et des voyous, mais il y en a quand même beaucoup… Le pire, c’est qu’une fois à l’intérieur, ça ne leur sert à rien d’être ce qu’ils sont, puisqu’ils se font tous enculer par des Chinois qui font probablement la cuisine la plus dégueulasse du Monde… Et le plus beau, à la fin, c’est que tout le monde y retourne ! » Un soir, Amber, passablement ivre, se leva pour s’exclamer : « Si les serveurs chinois ne sont pas là, c’est qu’on nous les a servi à bouffer ! »… 

ou (extrait)

Les soirées se déroulaient toujours sur le même rythme : le bruit ambiant noyait les mots, et tout le monde pouvait ainsi mieux promettre, menacer, défier car, de toute façon, cette ville était trop grande pour eux. Ils voulaient tous la bouffer mais, au final, c’était toujours elle qui les digérait. 

Page 7 : photo ray berwick et ses corbeaux; Le texte en légende n'est pas un extrait du roman.


Par contre, sur la partie droite (photo couleur Tippi et Hich dans le rétro, puis Tippi et corbeau devant loge) le texte en légende est un extrait du roman.


Page 7 (new)

Un jour, en 57, Liberace invita Invita Presley à Végas. Lee était fasciné par ce gamin qui accumulait les disques d'or depuis quelques mois, au point qu'on surnomait déjà le chanteur d'Heartbreak hotel le "King". Pourtant, jusqu'au milieu des années soixante, il n'y eut qu'un king sur les scènes de Las Végas, et c'était Liberace.
Pour Peter Lore Selon Peter Lore, Lugosi défia publiquement Harry Houdini et prétendant qu'il parviendrait à prendre le magicien à son propre piège en l'hypnotisant. Lugosi commença son cirque mais c'est Bess, qui se tenait derrière Harry, qui fit mine de tomber. Et toute la salle éclata de rire.


Page 9 (extrait)

Dans ces moments-là, Santo voyait des images où lui et Mickey entraient en grande pompes au Friar’s, à l’angle de Santa Monica et Charleville. Mickey lui proposait même d’accompagner Candy Barr jusqu’à Mexico, « Oh, Mickey, je ne sais pas si je peux accepter une chose pareille, je suis un homme quand même et voyager avec Candy n’est pas quelque chose d’humain pour un homme… Pour une femme non plus d’ailleurs… Oh, non-non, Mickey ne tente pas le diable ! » mais Mickey souriait, c’était clair que Santo avait de la répartie, et il lui tendit les clefs de sa Coronet, chacun ignorant alors que Candy retraverserait un jour la frontière plus tôt que prévu pour travailler avec un foireux de Dallas, Jack Ruby… Probable qu’à l’annonce de la nouvelle, Dione aurait ricané sur le fait que le gros Ruby portait mal son nom, mais Santo s’en foutait, il marchait sur la plage, parlait aux mouettes et priait pour que Mickey sorte d’Alcatraz au plus vite, et qu’ils s’en payent enfin une bonne tranche ensemble. 
La vérité c’est que Cohen avait toujours eu bien peu de considération à l’endroit de Santo « Une petite merde locale incapable de tenir le manche au bon moment, ni la dragée haute à qui que ce soit, sauf peut-être à son mongolien de frère. » À force de persévérer, il pensait que Santo arriverait à ses fins, un jour ou l’autre, mais pas avant un moment…

ou (extrait)

Le fait est qu’on pouvait assez facilement tomber sur Siegel et Cohen. La légende voulait que tout était permis ici, et il n’était même pas interdit de penser que Siegel et Cohen avaient forcément croisé un soir ou l’autre Betty Short, encore petite fleur, pas encore Dahlia noir, puisque c’était là qu’elle donnait l’essentiel de ses rendez-vous. 
Contrairement aux autres endroits populaires du coin, les années passèrent sans que le genre clientèle ne se renouvelle vraiment. Ainsi, le couple Tuner Stompanato y traîna avec insistance une bonne partie des années 50. George Raft, quant à lui, déserta le lieu, lorsqu’il commença à vouloir changer son image sans savoir qu’il était déjà trop tard : désormais les studios le cantonneraient rôles de vieux voyou, un peu risible, un peu dindon, pour quelques scènes dans des films plus ou moins drôles. 

Page 9

Photo 7. Berwick dit que maintenant que le tournage allait se terminer, il aurait encore besoin de ce qu’il restait de l’équipe pour régler le problème des oiseaux. Le studio avait donné le feu vert et l’argent, car il n’y avait pas un jour désormais sans que la ligue de protection des oiseaux ne revienne à la charge quant au devenir des bestioles. Et Wasserman ajouta que la grande erreur, avait été d’accepter la présence des gens de la ligue à Bodega bay ; maintenant, il était devenu compliqué de se débarrasser d’eux, et il n’était pas impossible que d’autres studios poussent à la roue et les encouragent dans le but de nuir au film d’Hitch. 


8. 

Le soir où ils montèrent jusqu’à Big Park, Berwick avait expliqué que Bodega ressemblait un peu au nord de l’Europe, des côtes anglaises mais en plus doux. Et, effectivement, une fois passé San Francisco, Chase trouva que la région ne ressemblait pas à grand chose, comme une lande comprimée entre l’océan et les rocheuses, et puis il y eut les premières falaises… 

9. (pas bon ?)

Elle avait finit par sauter du onzième étage du Knickerbocker… Inutile de dire la tête qu’ils faisaient depuis lorsqu’ils vous servaient au bar, de toute façon le Knickerbocker n’était plus fréquentable, un repaire de paumés et de fauchés, l’hôtel n’avait plus la main, ça devait finir par arrivé avec tous ces artistes et leurs états d’âme...

p 11 :

- Extrait Knickerbocker ok.
- En Inversant la photo "Venice Beach" et la photo "Culver" (au-dessus) ça pourrait donner quelque chose comme : 
(extrait) 
Chase avait prit le Venice boulevard et attendait de voir apparaître le Culver hôtel sur sa droite. Lorsque le bâtiment apparu, il fit l’effet d’un paquebot un peu maigre, un peu fatigué mais Éva fit remarquer qu’au moins, ici, le bar n’était pas fréquenté par les Gianelli. 

On pourrait peut-être placer le texte entre les deux photos ? 


p 13 (ajout):

Curieusement, la ferme de Chase ressemblait à s'y méprendre à celle d'Ed Gein, un bouseux psychopate qui se faisait des manteaux avec la chair de ses victimes. Gein inspira le personnage de Norman Bates, dans un roman dont Alfred Hitchcock acheta les droits pour s'amuser à tourner un film à petit budget... Psychose.

p 15 : 

Problème : la photo du haut représente l'aéroport de L.A. et son architecte sur le devant. 
En dessous, il s'agit d'une photo durant la construction de la Tour noire de Wasserman. 
Si vous en êtes d'accord, je laisserai tomber l'extrait du roman ("Studio Universal 62...") pour un extrait "bricolé" (j'espère que l'auteur ne m'en tiendra pas rigueur) :
— Normalement, tout sera fini dans moins d’un an… L’été prochain si tout va bien…
— La tour noire de Wasserman !
— Tu peux te moquer, entre le moment où on a acheté le terrain et aujourd’hui, on a déjà réalisé une plu value de cinquante pour cent… 
— Ce matin, ils ont dit à la radio que l’armée renonçait au programme Sunbeam. Ils continueront les essais nucléaires mais en sous-sol...
— C’est gentil pour la population du Névada mais nous, on a beau construire une tour ou un nouvel aéroport, on a toujours John Roselli à la surface de L.A.
Lew soupira. "... Et on dirait que tout le monde s’en fout."

p 22 - 23 (nouveau) : 

Les pistes commencèrent à se brouiller à la fin des années 50. On ne savait plus au final qui était le commanditaire de quoi : un complot, un assassinat, un film "privé" révèlant l'intimité d'une star, des missiles tournant lentement vers l'Europe de l'est ? Comme si l'enjeu des hommes, de Giacanna à Korshak, en passant par Richard Cain et Johnny Stompanato, attirés par l'or et le blond platine, était de trouver le passage secret permettant de vivre ce que projettait Hoolywood. Seul Irving Klauw, posant avec Betty Page, paraissait étranger à tout ce raffut. Il dirigeait son petit commerce familial sans bien comprendre pourquoi la commission sénatoriale, dirigée par Kefauver, le harcelait à ce point.


p 27 (nouveau): 

"Que devons-nous faire de ces gens-là ? Seuls les morts pourraient nous le dire." Hitch parla lentement, soupesant chaque syllabe, sans quitter des yeux son auditoire, mais il n'obtint en retour que des rires embarassés. Le bar du pont supérieur venait d'ouvrir et, quelques instants, Hitch se retrouva seul sur la piste, répètant pour lui-même l'étrange phrase. "... Seuls les morts pourraient nous le dire." Il finit par rejoindre la masse des invités agglutinés au bar. Il repéra un journaliste, et se colla contre lui, au point que le journaliste ne pu rien faire d'autre que d'écouter le célèbre réalisateur. Hitch ne le lâcha pas d'une semelle jusqu'à la fin de la soirée, l'abreuvant d'anecdotes toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Certaines concernaient les facéties de l'acteur Peter Lore...

p28 - 29 recaser (the man comes around) : 

Johnny Cash disait : "Et j'ai entendu comme le bruit de l'orage. Une des quatre bêtes m'a dit : "viens voir", et j'ai vu. J'étais en train de contempler un cheval blanc…Et j'ai entendu une voix s'élever au milieu des quatre bêtes Alors j'ai regardé et j'ai vu un cheval d'une pâleur cadavérique. Et son nom était la Mort. Et l'Enfer le suivait." Un jour, les chevaux ont disparu. Les voitures prirent la place, partageant l'espace avec les bateaux et les avions. Il était difficile de dire si les nuages, au-dessus des plaines, avaient bougé. Probable que la mort et l'enfer dormaient à l'intérieur. 

p 30 - 31 : 

J'intervertirai le woody, première photo en haut à droite de la page 31, avec la voiture pie en haut à gauche de la page 28. ça donnerait l'extrait arrangé suivant :
Burder avait toujours eu la phobie des voitures noires. Il lui arrivait de lever la tête et de regarder le ciel pour y trouver une image apaisante. Mais, si à cet instant un avion passait entre les nuages, Burder avait l'impression qu'il le narguait. Et le flic, désarmé, pestait contre sa phobie. Autant, il pouvait supporter les deux tons des voitures pies, mais les voitures entièrement noires lui glaçaient le sang, même lorsque le thermomètre tournait autour des quarante degrés, comme c’était probablement le cas dans cette salle de porno Le Fontainebleau Movie Theater, sur 5462 Santa Monica Boulevard. Mal à l’aise, les fauteuils trop petit pour lui, à se demander quand les autres, dehors, allaient finir par intervenir. C’était le toit ondulé, au-dessus, qui loin de les protéger de la chaleur, leur renvoyait tout par paquets, comme lorsqu’on ouvre la porte d’un four. Burder cherchait nerveusement la trotteuse fluorescente de sa montre, tout en regardant les images, soi-disant tournées par Harvey Glatman en 58, quelques jours avant son arrestation. Probable qu’il s’agissait d’un faux. La fille sur l’écran paraissait horrifiée jusqu'au moment où elle regarda sur le côté, comme si elle attendait qu’on lui indique quoi faire. L’attention de Burder revint sur la salle. Les spectateurs passaient leur temps, pour la plupart d’entre eux, à faire des allers et retours aux chiottes, Burder apercevait la lumière froide entre deux mouvements de porte battante, au point qu’à un moment, il se dit qu’il y avait plus de monde là-bas que dans la salle. Et puis les autres flics sont arrivés, et la lumière sur la salle s’est levée. Le spectacle était consternant...


- La Catalina rouge me semble factice, ça fait pas dans l'époque mais plus réunions de collectionneurs, et du coup ça casse un peu l'effet. 



J'yvois plus trop clair, je retourne aux corrections, d-solé pour les fautes et l'énervement d'hier, on se tel demain matin si vous voulez...