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Affichage des articles du mars, 2013

LA FONDATION POPA


HAROLD / MAUVES EN NOIR




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Harold – Louis-Stéphane Ulysse
Publié le 8 février 2013 par odile.deschamps Commenter
L’histoire :
Par quel concours de circonstances un corbeau de la lointaine Europe peut-il se retrouver en septembre 61 dans la ferme de Chase Lindsey à l’ouest de Lake Isabella tout près des montagnes du Nevada ?
Chase est un dresseur d’oiseaux apprécié dans la région. Ce matin-là, la volière s’agite à cause d’un jeune corbeau blessé posé sur la clôture. Il porte une bague : son nom est Harold. Lindbergh, le corbeau chef de meute, supporte mal cette intrusion. Néanmoins, Chase continue à s’occuper du nouvel arrivant. Un modus vivendi s’installe jusqu’à ce que, après quelques jours d’absence, il retrouve le cadavre mutilé de Lindbergh… Harold l’attend, perché sur la clôture, s’envole puis disparaît…
Sur ces entrefaites, Chase est engagé sur le tournage du film « Les oiseaux » d’Alfred Hitchcock et la tâche n’est pas facile car Harold réapparaît et s’intéresse fortement à l’actrice Tippi Hedren, vedette de la production, et il n’est pas le seul…
L’avis d’Odile :
Attirée par la photo de la couverture, j’ai tout d’abord, ouvert ce roman par pure curiosité et très vite j’ai été très sensible à l’angoisse qui plane au-dessus de chaque page. En effet on sent, qu’au détour d’un chapitre, le pire peut arriver tant la tension est perceptible. Cette intrigue originale, mêlant fiction et réalité, promène le lecteur sur le tournage éprouvant des « Oiseaux » et le transporte dans le milieu peu ragoutant d’un Hollywood où les gangs se livrent une guerre sans merci.
Harold, le corbeau, s’éprend d’amitié pour l’actrice Tippi Hedren la protégeant efficacement de tous ceux qui voudraient lui faire du mal. Pour cela il fait preuve de cruauté, d’une intelligence et d’une intuition que les humains pourraient bien lui envier.
Dans ce roman noir, aussi noir que la multitude de corbeaux nécessaires au tournage, j’ai aimé l’immersion dans la réalité et l’ambiance de l’époque, dans les coulisses peu connues et sordides de cet univers hollywoodien. Univers fait, en surface, de luxe et de paillettes où beaucoup se brûlent les ailes. Les personnages inventés sont plus vrais que nature tellement ils évoluent avec aisance dans ce milieu sans concession  qui réserve au profane beaucoup de surprises. Tout en virevoltant autour d’êtres bien réels, ils restent les symboles des principaux thèmes des films noirs : la vie, la mort, l’amour, l’argent, le pouvoir… Des chapitres courts, comme de courtes scènes filmées, nous plongent encore plus, si besoin était, au cœur du récit et du film.
A lire absolument mais un conseil ornithophobes prendre quelques précautions.

Lien : http://www.mauvesennoir.com/coups-de-coeur-d-odile/harold-louis-stephane-ulysse/

LA FONDATION POPA / JACQUES BINSZTOK / LA CROIX


Portrait

Jacques Binsztok, éditeur curieux et nomade
Venu du Seuil avant de créer sa propre maison, Panama (fermée en 2009), il crée une nouvelle collection de littérature chez Bayard : JBK.  

Il est un itinérant de l'édition. Jacques Binsztok, malgré les aléas de ce métier, les faillites et les différences de vues qui ont pu l'amener à changer de maison au fil des années, a poursuivi son métier avec la même passion.

Celui que d'anciens collaborateurs définissent volontiers comme un homme ouvert, parfois provocateur, et très réactif, a eu le parcours atypique de ces éditeurs ayant débuté dans les années soixante-dix, et « par hasard ». Il fut tout d'abord professeur d'histoire dans un lycée de Mantes-la-Jolie, où les voyages en train depuis la capitale lui permirent de sympathiser avec un collègue, qui le présentera au patron des Éditions des Autres. Celui-ci lui donne sa chance avec un premier projet autour d'un ensemble de traduction du yiddish, langue qu'il venait d'étudier à Paris 7. Suivront de nombreux petits boulots dans diverses maisons, avant qu'il n'édite, comme un joli clin d'œil, une version illustrée d'un roman du maître du yiddish Isaac Bashevis Singer.

Jacques Binsztok ne quittera l'enseignement que lorsque Francis Esmenard, patron d'Albin Michel, lui proposera de diriger le département jeunesse de la maison. En 1992, il part pour le Seuil. Après douze années et de gros succès (Le Monde de Sophie du Norvégien Jostein Gaarder, Le Voyage de Théo de la philosophe Catherine Clément, Le Théorème du perroquet de Denis Guedj), il quitte la maison en 2004 au changement de direction et d'actionnaire, pour créer les Éditions du Panama.

« C'était une continuité évidente, explique-t-il aujourd'hui. La littérature, et une importance accordée à l'image. » Avec des beaux livres mais aussi de magnifiques couvertures colorées pour les romans, il joue toujours la carte double de la fiction et de l'objet illustré, précédemment développée à la direction du département Seuil images.

En littérature française, il publie Bernard Chambaz, Hervé Hamon, Martine Delerm, Vincent Ravalec, Louis-Stéphane Ulysse. L'aventure se termine par une déception, la mise en liquidation judiciaire de Panama en juin 2009, après le défaut d'un investisseur. « Quelles que soit les causes de l'échec, témoigne Jacques Binsztok, on doit le prendre pour soi seul. Et cela reste difficile. La seule solution est d'essayer de faire autre chose. » L'éditeur créé son label, «JBZ», aux Éditions Hugo & Cie. Il y connaîtra un certain nombre de succès, notamment pour le livre singulier et amusant de Thierry Maugenest, Les Rillettes de Proust (25000 exemplaires vendus). Et c'est avec ce même auteur qu'il inaugure aujourd'hui une nouvelle collection, chez Bayard, portant aussi ses initiales : «JBK». « Oui, je vais peut-être finir en Fantomas, s'amuse-t-il, … un éditeur masqué. »

« Jacques Binsztok a proposé à Bayard des projets à la fois littéraires et documentaires, explique le directeur littéraire Frédéric Boyer. Son savoir-faire dans l'édition nous a paru très complémentaire du nôtre et constituer une chance de développement, avec l'ouverture du catalogue de Bayard à la fiction pour adultes. » Les deux premiers titres viennent de paraître : Thierry Maugenest, Bâchez la queue du wagon taxi avec les pyjamas du fakir, et Henri Cueco, Passage des Astragales. Jacques Binsztok a bien d'autres projets dans ses bagages, avec le musicologue Claude Abromont, Louis-Stéphane Ulysse, Guillaume Lecasble. L'éditeur ne semble pas pessimiste, malgré les incertitudes de cette période de mutation : « Nous sommes éditeurs, pas imprimeurs, ni marchands de papier. Je crois au numérique et à la possibilité de développer des projets très enrichis. Ce qui compte n'est pas le support, mais le message que l'on souhaite faire passer au public. »


AUDRERIE Sabine

Lien : http://www.la-croix.com/Archives/2013-01-24/Jacques-Binsztok-editeur-curieux-et-nomade-_NP_-2013-01-24-903418



NOTES / AUTOMNE/ HIVER 2011


AUTOMNE/HIVER 2011

"Une pièce est pratiquement finie quand il ne reste plus qu'à l'écrire" (Racine)... Alors, O.K., ça marche, j'ai juste pris du retard sur mon roman en cours, parce que l'univers des Cramps est génial, mais tentaculaire... Toile d'arraignée sans fin, avec recherches gigognes dans lesquelles on se sent bien, en si bonne compagnie...

Retard aussi parce que j'ai travaillé sur d'autres projets durant l'été : un concept de série, qui vient d'être signé, et un coup de main donné sur un livre,  "441, Faux et usage de faux", de Daniel Arseniev et Pierre Bernadou, qui paraît le 20 octobre chez Florent Massot... C'est un bouquin vraiment intéressant qui mixe le point de vue du faussaire, et du flic chargé de l'arrêter... Mais c'est également une réflexion sur l'avenir proche du "tout sécuritaire", ce qui a du sens par les temps qui courent.

L'originalité du traitement fait "écho" à un autre livre publié par Florent, début 2011, "The Corner", l'enquête de David Simmons et Ed Burns qui a servi de base à la série "The Wire"... L'écart entre le livre et la série donne à réfléchir aussi sur l'écart entre réalité et fiction...

Peut-être mettre un jour en ligne les textes de "La vie des fleurs", à la base un projet de livre que j'avais eu en découvrant les photos d'un ami, Hervé Blandin (http://www.pbase.com/kinginexile/flowers), pour les éditions du Panama en 2008... Loin-loin, déjà...


Photo : Hervé Blandin, juin 2011. D.R.