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Affichage des articles du novembre, 2010

HAROLD / PHILIPPE CHEVILLEY, ADRIEN GOMBEAUD / LES ECHOS

VIE ET OPINIONS DE MAF LE CHIEN ET DE SON AMIE MARILYN MONROE d'Andrew O'Hagan
Traduit de l'écossais par Cécile Deniard, Bourgois, 344 pages, 21 euros.

HAROLD de Louis-Stéphane Ulysse
Le Serpent à Plumes, 341 pages, 22 euros.

L'homme n'est plus de taille à affronter les mythes. L'écrivain moderne préfère avoir recours à des héros d'une autre trempe pour donner la réplique aux icônes de notre temps. Deux des plus singuliers romans de la rentrée, l'un écossais, l'autre français, évoquent la vie tumultueuse de deux monstres sacrés d'Hollywood - Marilyn Monroe et Tippi Hedren, l'héroïne des « Oiseaux » d'Hitchock -, à travers le regard perçant de leur animal de compagnie, l'un à poils, l'autre à plumes.
Ne soyez pas surpris si, en tournant les pages du livre d'Andrew O'Hagan, vous entendez un jappement étouffé, c'est bien un chien qui vous parle. Maf a l'étoffe d'un supercabot. Un esprit supérieur venu dire aux hommes ce qu'ils font semblant d'oublier depuis qu'ils marchent sur deux pattes : les animaux pensent et parlent - jamais pour ne rien dire, eux… Cet adorable bichon est non seulement un chien de race, mais un chien de classe, qui a eu le privilège d'accompagner les deux dernières années de la vie de Marilyn.
Amour brechtien

Le roman de l'écrivain écossais Andrew O'Hagan, au titre plus long qu'une portée de teckels, « Vie et opinions de Maf le chien et de son amie Marilyn Monroe » est un vrai régal d'humour et d'érudition ; une fable sensible et profonde sur un monde en plein boom, dont la fêlure est à peine visible : l'Amérique optimiste, presque utopiste, du début des années 1960.
Les penchants socialistes de notre héros (il vénère en secret la mémoire de Trotski) en font un observateur critique idéal de la société de consommation et de ses icônes. Maf a vraiment été le chien de Marilyn Monroe. Ramené d'Angleterre par la mère de Nathalie Wood, offert à Frank Sinatra, qui en a aussitôt fait don à Marilyn Monroe pour la consoler de sa rupture d'avec Arthur Miller. Le nom de Maf - Maffia Honey -est un hommage caustique aux amitiés sulfureuses du chanteur.
Le chien entretient avec sa maîtresse un amour brechtien : inconditionnel, mais pas aveugle. Débarrassé de tout ego déplacé, il est le biographe idéal de la star. La Marilyn de Maf est aussi belle que tragique. A travers ses yeux, Andrew O'Hagan nous fait percevoir un personnage profondément humain, subtil et talentueux, que la célébrité mine de l'intérieur au point de lui faire perdre son identité.
Harold, lui, ne court pas, il vole. Il se pose dans les rues de Vienne en 1957. Il est noir, possède un long bec aiguisé et un regard impénétrable. Harold est un corbeau. Sa carrière débute dans la troupe d'un sombre magicien nommé Lazlo. Avec lui, Harold gagne les cabarets de Montmartre, puis traverse l'Atlantique et part pour Las Vegas.
On le retrouve dans la baie de Bodega. Là, en bordure du Pacifique, Alfred Hitchcock tourne « Les Oiseaux ». Volatile parmi des centaines de volatiles, Harold intègre le casting. La vedette est un mannequin nommé Tippi Hedren. Elle aussi débute au cinéma. Tippi est blonde, glaciale, fascinante. Entre l'actrice et le corbeau débute une histoire trouble et passionnée. Pendant des années, il sera son ange gardien. Un ange noir, dangereux, prêt à tuer.

Revanche sadique

Lyrique, foisonnant et envoûtant, « Harold » est un édifice ambitieux qui n'a pas beaucoup d'équivalent dans le paysage français. Louis-Stéphane Ulysse a créé un univers sang et sépia, où se mêlent des personnages réels (Hitchcock, son équipe, le génial producteur Lew Wasserman…) et de pures inventions romanesques. Il semble que, comme pour Maf, l'intrigue de départ soit vraie. Tippi Hedren aurait effectivement noué un lien particulier avec l'un des oiseaux du film. L'obsession d'Harold pour la comédienne répond dans le livre à celle d'Hitchcock. Le réalisateur, obèse et vieillissant, n'était-il pas rongé de désir pour la superbe jeune première qui le rejetait ? Les épreuves subies par l'actrice sur le tournage des « Oiseaux » et de « Marnie » auraient été la revanche sadique d'un cinéaste complexé et malheureux.
En toile de fond de cette relation, Louis-Stéphane Ulysse ressuscite le Los Angeles des années 1960 : ses sous-sols sordides qui peuvent rappeler James Ellroy, comme ses strass, ses fêtes, son glamour, ses potins. Dans les dernières pages, le roman évoque brillamment l'évaporation de ce monde. Les derniers beaux jours d'Hollywood : une époque qui s'envole, tel un oiseau majestueux dans un crépuscule en Technicolor.

PH. C. ET ADRIEN GOMBEAUD, Les Echos



Source : www.lesechos.fr/culture-loisirs/livres/020772127011.htm



HAROLD / SITE "LE GENOU DE CLAIRE"

Un roman cinéphile : Harold de L.S. Ulysse



1 Vote

Harold, c’est un corbeau qui tombe amoureux de Tippi Hedren…Un ami qui ne lui veut pas que du bien… Et ce n’est pas le seul drôle d’oiseau de l’histoire!
Le roman Harold de Louis-Stéphane Ulysse (sorti en librairie le 26 août 2010 aux éditions du Serpent à plumes), utilise le tournage desOiseaux d’Alfred Hitchcock pour nous immerger dans le Hollywood des années 60… et d’après.
Un roman doté d’une écriture vive et cinématographique, avec des personnages attachants et troubles. L’auteur est scénariste et connaît ses classiques en matière de cinéma. Ceci explique peut-être cela.
A l’image d’un film choral, on y croise Hitchcock himself, Tippi Hedren, sa fille Mélanie (Griffiths), Chase , un gars simple, des mafieux, une starlette malchanceuse (double de Tippi , qui fait penser au Dahlia noir d’Ellroy, d’ailleurs en lisant je pensais aussi à LA confidential … Il  y a pire comme comparaison!)
C’est un roman à thèmes multiples, l’amour, le désir, l’illusion. Certes, c’est un  polar,mais  c’est aussi  un bel  hommage à  un monde disparu :  Hollywood dans les sixties. Une chose est certaine : après la lecture d’ Harold, vous ne regarderez plus comme avant Les Oiseaux d’Hitchcock – ou un corbeau d’ailleurs!
Harold, de Louis-Stéphane Ulysse, Editions Le Serpent à plumes – Août 2010
  • Le mardi 16/11/2010, « Harold » est présenté par Vincy Thomas dans l’émission sur France inter « Voulez – vous sortir avec moi ? »  animée par Charlotte Lipinska. Émission à retrouver sur France Inter : rtsp://son.radio-france.fr/chaines/itema/15916/15916_16112010_2010F15916S0320.rm
  • Un avis a été publié sur Ecran Noir.fr mercredi 24 novembre
    http://www.ecrannoir.fr/actu/index.php?ac=262
    dans l’article : ROMANS DE LA RENTREE LITTERAIRE 2010: DE L’ECRAN À L’ECRIT.
source :http://legenoudeclaire.wordpress.com/2010/10/17/un-livre-sur-le-cinema-harold-de-louis-stephane-ulysse/




POURQUOI LES FEMMES / COUVERTURE


HAROLD / SITE "ECRAN NOIR. FR"



Novembre 2010

ROMANS DE LA RENTREE LITTERAIRE 2010
DE L'ECRAN À L'ECRITDolce Vita 1959-1979 (Stock), Simonetta Greggio
Harold (Le serpent à plumes), Louis-Stéphane Ulysse
On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux (P.O.L.), Robert Bober
Les sentiments (Flammarion), Agnès Michaux

Quatre livres en cet automne ont puisé leur inspiration dans le cinéma. Etrangement, il sagit du cinéma du début des années 60, dans les quatre cas, et de films devenus classiques ou cultes avec le temps.
Quatre romans très différents dans leur style et dans leur mission : chaque récit nous emmène dans une histoire qui n’a rien à voir avec la simple évocation d’un tournage de film.

Ainsi Simonetta Greggio nous immerge dans l’âge d’or du cinéma romain et des débuts du terrorisme pour nous raconter les causes du déclin italien avec La dolce Vita de Federico Fellini. Robert Bober a préféré les décors de Jules et Jim de François Truffaut dans "On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux" (P.O.L.) pour raviver les souvenirs d’une famille du Marais. Avec "Harold" (Le serpent à plumes), Louis-Stéphane Ulysse nous fait vivre le tournage du film Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock et nous entraine dans un polar noir comme un corbeau. Enfin, Agnès Michaux préfère raconter la passion entre Marilyn Monroe et Yves Montand dans "Les sentiments" (Flammarion), à l’époque du film Le Milliardaire.
Simonetta Greggio a choisi le chef d’œuvre de Federico Fellini, La dolce Vita pour son livre Dolce Vita 1959-1979(Stock). Nous sommes dans la splendeur de Rome, à la fin des années 50. C’est l’âge d’or du cinéma italien. Le temps de toutes les folies, du mythe du Latin Lover, d’une effervescence créative stimulante. La dolce vitafait scandale dans un pays dirigé par le Vatican, l’Eglise et des politiciens soucieux de l’image de l’Italie. Car c’est bien de l’Italie, à travers son film le plus emblématique, que Greggio parle. Si Fellini ouvre la voix à une liberté et une gloire culturelle qui met fin à l’après guerre, dans le même temps, le terrorisme va commencer à ravager la péninsule.
Ainsi le roman entremêle la lumière des plateaux de cinémas, le glamour de ses coulisses, et la gangrène politique qui commence à ronger le pays. Les deux contextes sont reliés par deux hommes, le prince Malo, symbole d’une aristocratie décadante qui a bien profité de sa beauté et en a séduit plus d’une, et son confesseur, le prêtre Saverio.
Nous faisant faire des allers retours dans le temps, le livre est on ne peut plus romanesque, avec ses passions, ses meurtres (Aldo Moro, Pasolini), ses complots et l’ombre écrasante du Vatican. Cette intelligence littéraire démonte l’engrenage terrible qui a conduit l’Italie à son déclin culturel et politique, jusqu’à concevoir une créature symptomatique de cette destruction : Silvio Berlusconi.

Louis Stéphane Ulysse a préfére prendre le tournage des Oiseaux d’Alfred Hitchcock. Harold, c’est le titre du roman, mais aussi le nom d’un corbeau arrivé chez Chase, un dresseur d’oiseaux, qui sera en charge des volatiles sur les plateaux. Harold, bête sauvage et intelligente, va tomber amoureux de l’actrice principale Tippi Hedren, actrice indomptable, qui va en faire son confident. C’est une Amérique poisseuse des années 60 qui est décrite, celles où les spotlights ne sont jamais loin des bas fonds. On est comme dans un polar, dans une Amérique plus noire que paillettes. C’est rythmé, dynamique, presque des chroniques du nord de San fFancisco. Ellroy n’est pas loin, même si l’ambition est moindre et surtout on prend un palisir pervers à imaginer Hitchock incapable de dompter son actrice, tout en la martyrisant.
Les deux autres livres sont littérairement moins intéressants. On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux de Robert Bober est un bel hommage au cinéma, décrivant en détail le tournage de Jules et Jim à travers les yeux d’un figurant. Comme Truffaut il déclare sa flamme à un Paris contrasté et populaire, tout comme au 7e art, avec de multiples allusions aux Marx Brothers. Il donne aussi une belle leçon de la différence entre le matériau d’origine, un roman, et son adaptation au cinéma. Truffaut est ainsi grandit par son talent à raconter une autre histoire que celle qu’il a lue. Ce n’est pas le cas de Bober qui ne parvient pas à doser le juste équilibre entre cette envie de cinoche et l’autre récit, familial et intime. Le basculement de l’un à l’autre ennuie. La chronique d’un enfant du Marais n’a rien d’intriguant. On se dit, en effet, qu’aller dans une salle obscure est plus passionnant que de vivre une vie aussi dénuée d’intérêt.
Dans Les sentiments d’Agnès Micheaux, on est en plein vaudeville, voire de soap opéra où les protagonistes s’appellent Marilyn Monroe (énième livre avec la star), Yves Montand, Simone Signoret, Arthur Miller et même Marcello Mastroianni. Les deux premiers tournent avec George Cukor dans Le Milliardaire, tournage cauchemardesque et périlleux. Monroe craque pour Montand qui trompe Simone, qui va avoir son Oscar. Entre psychanalyse de bas étage et roman feuilleton sans photos, le livre, très fleur bleue, un peu à l’eau de rose, n’est qu’une suite de faits déjà connus et d’interprétations qui ne volent pas au dessus d’un Marc Lévy. Tout ce sentimentalisme noie l’éventuelle dramatisation que l’écrivaine tente de distiller, en vain.
Le moins bon film des quatre inspire le livre le plus raté. 
- aristo-fan    

HAROLD / SITE "CAO SOLTEIRO" / QUEBEC

8.11.10


Louis-Stéphane Ulysse convoque l'une de ses plus grandes passions : le cinéma hollywoodien des années 50 et 60. Dans Harold, il revient sur le tournage des Oiseaux d'Alfred Hitchcock, et n'hésite pas, pour cela, à faire d'un corbeau... son personnage principal.

Roman sur le désir et sur l'implacable fascination qu'exercent ceux qui nous sont inaccessibles, Harold est une fascinante plongée parallèle dans les coulisses d'Hollywood. Un livre qui mêle évènements fantasmées et anecdotes véridiques, personnages historiques et acteurs imaginaires.

“Nathalie Fiszman, des éditions du Serpent à plumes, cherchait un texte autour de la personnalité d'Alfred Hitchcock. Un soir, j'ai revu Oiseaux et le documentaire de bonus sur le DVD. Dans ce doc, Tippi Hedren et Rod Taylor racontaient des anecdotes avec les vrais oiseaux, dont deux corbeaux, Buddy et Archie. Buddy suivait Tippi partout. Quant à Archie, il avait pris Rod Taylor en grippe, au point de lui foncer dessus tous les matins. Je me suis dit que ça serait amusant de raconter le tournage du film, via le regard et la sensibilité d'un corbeau.” Louis-Stéphane Ulysse



Source : http://caosolteirogoesmad.blogspot.com/2010/11/louis-stephane-ulysse-convoque-lune-de.html

HAROLD / NATHALIE RUE / REVUE "LE FRANCAIS DANS LE MONDE"


Source : http://issuu.com/fdlm/docs/fdlm372

HAROLD / "LE BLOG DE DASOLA"

vendredi 5 novembre 2010



Harold - Louis-Stéphane Ulysse

J'ai acheté, parmi d'autres, ce livre pour la bibliothèque dont je m'occupe, et j'en ai profité pour le lire. J'avais vu quelques critiques positives. J'ai été d'abord attirée par la couverture de ce roman, Harold (Edition Le serpent à plumes), qui représente Tippi Heddren et un corbeau dans ses bras. Tippi Hedren, pour ceux qui ne le savent pas, fut l'inoubliable actrice des Oiseaux(1963) et de Marnie (1964) d'Alfred Hitchcock. Quant à Harold, c'est le prénom d'un corbeau venu aux Etats-Unis avec son maître, Lazlo, en provenance de Hongrie en 1957. Sur place, et après quelques péripéties dont je ne dirai rien, Harold se retrouve chez un éleveur d'oiseaux, Chase, et c'est comme cela qu'il se retrouve sur le tournage des OiseauxHarold permet à Louis-Stéphane Ulysse, que je ne connaissais pas (c'est pourtant son 8ème roman), d'évoquer le Hollywood du début des années 60, et en particulier le tournage du film Les oiseaux, pendant lequel "Hitch" éprouve des sentiments ambigus pour Tippi peu enthousiaste. Il veut en faire sa muse, mais on sent qu'elle le craint. Tippi (objet de désir) fascine tout le monde sur le plateau, en particulier Harold et Chase. D'autres personnages apparaissent, tels Lew Wasserman (patron des studios Universal à l'époque), Peter Lorre, Sean Connery, les redoutables frères Gianelli, Mickey Cohen, et bien d'autres. Car en arrière-plan, Louis-Stéphane Ulysse décrit les liens qui unissaient Hollywood et le monde de la pègre. Il fait aussi un aparté sur Abraham Zapruder, celui qui a filmé l'assassinat de Kennedy en 1963, et la fameuse image 313 manquante. Il est même fait mention d'un "snuff-movie" dont la doublure lumière de Tippi Hedren dans les Oiseaux, Eva Beaumont, fut la tragique héroïne. Et Harold, me direz-vous? Que devient-il après le tournage? Il reste dans l'ombre de Tippi. Il devient son ange-gardien, mais attention, Harold est jaloux et il peut être dangereux. Harold, roman foisonnant, se lit d'une traite grâce à ses chapitres courts. Il m'a donné envie de revoir le filmLes oiseaux. Il est à noter qu'après Marnie, Tippi Hedren n'a plus jamais tourné de films marquants, et qu'Alfred Hitchcock (mort en 1980) ne tourna plus que 4 films, et il ne fut plus tout à fait le même.
PS: Pour celles et ceux qui passent par Paris, dans les prochains jours, je viens d'apprendre que Louis-Stéphane Ulysse dédicacera son roman à laLibrairie Ciné reflet, le mardi 9 novembre 2010 à partir de 18h30.
Posté par dasola à 01:00 - Livres - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires



J'ai aimé le film mais je ne connais pas du tout l'auteur de ce livre sur l'arrière-plan du tournage. A découvrir par conséquent!
Posté par mango, vendredi 5 novembre 2010 à 02:58


J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre!
Posté par clara, vendredi 5 novembre 2010 à 07:20

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source :http://dasola.canalblog.com/archives/2010/11/05/19493064.html#comments


SOLEIL SALE / SYNDICAT DU HYPE

cité dans une ITW de Louis-Stéphane Ulysse
a.k.a LSU

(livres : SOLEIL SALE, la Fondation POPa et d'autres...)

"Lauréat du style 2007"
http://www.prixdustyle.com

LSU parle du BB vers les 4 mns 45...

http://www.dailymotion.com/cid-errant/video/x4ujsn_entretien-avec-louisstephane-\
ulysse_creation

et tout ce qu'il dit sur son métier, Internet est intéressant_

http://www.dailymotion.com/cid-errant/video/x4ulu3_entretien-avec-louisstephane-\
ulysse_creation
http://www.dailymotion.com/Cid-Errant/video/x4ulzv_entretien-avec-louis-stephane\
-ulyss_creation


LSU lira ce soir à la soirée "Strictement Confidentiel"
http://thth.free.fr/sdh/matos/SC_soiree_270308_invitation2.jpg

JPTH sera là et Caroline Hazard aussi

qu'on se le tease.

Nobody aussi...
"lecture calme"

source :http://fr.groups.yahoo.com/group/oktopus021268/message/14468?o=0&var=1


HAROLD / NAOLOU / SITE "LES CHRONIQUES DE L'IMAGINAIRE"

Harold
Ulysse, Louis-Stéphane
Edition : Le Serpent à Plumes 2010, 341 pages ISBN : 978-2-268-06978-4 19

Californie, 1961. Chase, dresseur d'oiseaux, recueille un corbeau blessé portant le nom d'Harold. L'animal est intelligent, comme tous ses congénères - presque trop dans son cas. Son comportement possessif, calculateur et agressif inquiète le dresseur, qui ne peut pourtant s'empêcher de s'y attacher. Un an plus tard, Chase et Harold travaillent de concert pour Alfred Hitchcock sur le tournage du film Les oiseaux. Le dresseur et l'oiseau développent une passion malsaine pour Tippi Hedren, le rôle principal féminin du film...
C'est un livre bien étrange que celui-là : roman noir, mais pas seulement, il fait se dérouler sous les yeux du lecteur la chronique de toute une époque, celle des années soixante à Holywood. Si le travail de documentation de l'auteur est remarquable, un lecteur novice sur ce sujet pourra être dérouté par les nombreuses digressions qui viennent interrompre la trame principale, d'autant qu'elles ne semblent pas avoir toujours grand rapport avec elle. Quelle drôle de trame principale, d'ailleurs ! Les chapitres défilent sans que l'on comprenne où Louis-Stéphane Ulysse désire nous mener... Harold apparaît et disparaît au grè des pages, comme une ombre tantôt protectrice, tantôt menaçante, tandis qu'au sol, les personnages évoluent inexorablement vers leur tragique destin. L'auteur mêle fiction et réalité, personnages et personnes réelles, ce qui accentuent encore le trouble que l'on ressent à la lecture.
J'avoue volontiers avoir été déroutée, voire complètement perdue, pendant une partie de cette lecture. Néanmoins l'auteur est parvenu à se réapproprier mon attention chaque fois que je me perdais, même si je suis bien incapable d'expliquer comment, et pourquoi. Peut-être est-ce dû à l'ambiance sombre, à la menace permanente qu'Harold fait planer sur nos têtes ? Ou bien est-ce parce que j'apprécie beaucoup le film dérangeant d'Hitchock dont il est constamment question entre ces pages ?
Toujours est-il que je garderai une bonne impression de ce surprenant et inclassable livre, de la plume efficace et envoûtante de son auteur, et de l'ambiance trouble qu'il parvient à rendre avec talent. A vous de vous faire votre propre opinion.
Ecrite par Naolou, le 20 Septembre 2010 à 17:09 dans la rubrique Roman Inclassable .
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source : http://climaginaire.joueb.com/news/harold


HAROLD / ELISE FISCHER "AU FIL DES PAGES" RADIO RCF

"La vie tel un roman", avec Louis-Stéphane ULYSSE pour ""Harold". Ed le Serpent à plumes’ et Eric FOUASSIER pour "Le traducteur". Ed Pascal Galodé.
Producteurs : Elise Fischer
Dates de diffusion :
♦ lundi 15 novembre à 21h00
   mardi 16 novembre à 14h00

source : http://www.rcf.fr/emission.php3?id_rubrique=100559&id_locale=1